MUSEUM - Petit Palais - Sabbat et tentations


 Sabbat et tentations, Dürer, Aallot et Desmazières - 
Dessins et gravures des plus grands maîtres - choisis dans les collections du Petit Palais -  témoignent de l’intérêt que les artistes de la Renaissance et du XVIIe siècle ont porté à l’univers de la sorcellerie, dont les adeptes ne furent jamais aussi nombreux qu’à l’aube de l’époque moderne.



Les beaux jours de la sorcellerie : 1450-1650
En ces temps de mutation et de crise, la sorcière devient le bouc émissaire d’une société déstabilisée et crédule. Des traités de démonologie sont édités et résument toutes les croyances en circulation : vol nocturne des sorcières vers des sabbats démoniaques, pacte avec le Diable, magie noire et nécromancie, infanticides, envoûtements et sorts, accouplements avec les démons, métamorphoses animales …                                       Maîtres et instigateurs des sorcières, les innombrables suppôts de Satan s’échappent régulièrement des Enfers pour venir sur terre tenter, troubler et torturer les pauvres humains. Saint Jérôme devient l’exemple même d’une créature de Dieu soumise à l’attaque d’une horde démoniaque et protéiforme.                        
Visions d’artistes : démons et sorcières - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -                                                                                 Sensibles aux inquiétudes de leur temps, les artistes ne pouvaient ignorer les thèmes liés à la démonologie et les maîtres des XVe, XVIe et XVIIe siècles, de Dürer à Callot, nous ont laissé de nombreuses représentations de sorcières, de sabbats, de nécromanciens et de démons.                 Plus près de nous dans le temps, l’artiste contemporain Erik Desmazières, membre de l’Académie des Beaux-Arts, a gravé de brillantes et spirituelles variations de la spectaculaire Tentation de saint Antoine de Jacques Callot.  
L'estampe fantastique - ou le fil noir du romantisme au XIXe siècle - Jacques Callot - La tentation de Saint-Antoine, 1635.Albrecht Dürer - Mélancolie, 1514.Rembrandt - Le docteur Faustus, 1652.Francisco de Goya - Caprice n°43  : le sommeil de la raison engendre des monstres, 1799 - & Caprices n°68 : Jolie maîtresse, 1799D'après Johann Heinrich Füssli - Le cauchemar, 1782.-Jean-Pierre-Marie Jazet -  La Destruction de Ninive, 1831.Entre inspiration littéraire et fantasmes populaires - La génération romantique de 1830.                                                                                                                      Faust - Eugène Delacroix - Méphistophélès dans les airs, 1827.Eugène Delacroix - L'ombre de Marguerite apparaissant à Faust, 1827.Le cercle de Victor Hugo - Louis Boulanger, Le dernier jour d'un condamné, 1830.-Louis Boulanger - La jeune fille dans sa tombe, 1829.Louis Boulanger - La ronde du sabbat, 1828. & Alfred Bethel - La Mort comme étrangleur, 1851.Le rêve - Le livre illustré fantastique - Tony Johannot et J-J Grandville - deux rêves (crimes et expiation et promenade dans le ciel), 1847.Fantasmagorie et diableries dans l'estampe populaire - Anonyme -à droite - Eugène Jazet - Lenore, Ballade allemande, 1840.-Alphonse Legros - Le bonhomme Misère, la mort dans le poirier, 1874 - & Charles Rambert - L'Usure, 1851La fantasme à l'assaut du réalisme - Les néo-romantiques des années 1860.-

Félicien Rops - Les épaves de Baudelaire, 1866.Les tentations fantastiques - Félix Bracquemond - Projet de frontispice des Fleurs du mal de Baudelaire, 1860.Le cuivre miroir - fantasmes et hantises de graveurs - François-Nicolas Chifflart - Improvisations sur cuivre : le choléra sur Paris, 1865.Charles Meryon - Tourelles dite de Marat, 1861 - & Le stryge, 1852.Fortuné-Louis Mérule, d'après Victor Hugo - Le burg à la croix, 1850.Le crayon de Gustave Doré - La Rue de la Vieille-Lanterne ou Allégorie sur la mort de Gérard de Nerval, 1855.Gustave Doré - illustration pour Les contes drolatiques, d'Honoré de Balzac : Le Succube, 1855.Gustave Doré - illustration pour L'Enfer de Dante : Alors ma terreur redoubla à l'aspect de l'abîme, 1861.Gustave Doré - illustration de l'Enfer de Dante : C'est là que font leur nid, les hideuses Harpies, 1861. & illustration pour The Rime of the Ancient Mariner, de Coleridge : The Game Is Done ! I've Won, I've Won, 1876.L'irrationnel à l'horizon du réel, Les paysages habités de Rodolphe Breslin - Comédie de la mort & La baigneuse et la mort, 1854.Germinations symbolistes et visions macabres - Les peintres-graveurs fin de siècle.                                                                                                                                        Dans le rêve - Les noirs d'Odilon Redon.Odilon Redon - Dans le rêve : planche IX, Triste montée, 1882. & Dans le rêve : planche VIII, Vision, 1879.Odilon Redon - A Edgar Poe : planche I, L'oeil comme un ballon bizarre se dirige vers l'infini, 1882. & Araignée, 1887.Danse macabre, le retour des faucheuses - Odilon Redon - Le Juré : planche VII, Le rêve s'achève par la mort, 1887. & La tentation de Saint-Antoine : planche XX, La Mort : C'est moi qui te rend sérieuse ; enlaçons-nous ! 1896Odilon Redon - A Gustave Flaubert : planche III, La Mort : mon ironie dépasse toutes les autres ! 1889.Eugène Viala - La statue de sel ou La femme de Loth, 1899.-- & Félicien Rops - Vice suprême, 1884.James Ensor - Le Christ tourmenté par les démons, 1895.(c) Chavanitas